Goguette du 20 décembre 2004



Le tableau de la semaine (par le peintre Rome)




Siège en Ukraine 


 


 

UN MONDE SANS SARKO

Texte de Nathalie

Sur l’air de « rime ou prose » de Nougaro

 

Ta haine tu la vies en toute chose

Le sourire aux dents tu prends la pause

Tu tuerais ta mère pour une dose

Tu frimes tu causes

 

Tu donne ton avis et tu arroses

Avec ta mine que j’aimerai qu’elle explose

Tu donnerais l’amour comme une chose

Frime morose

 

Gardes tes discours qui visent Matignon

Ta pomme elle craint que jusqu’au trognon

Rions rions bons amis

Rions rions Sarkosy

Et qu’aux prochaines élections

On le mette dans un avion

Rêvons rêvons mes amis d’un monde sans Sarkosy

Et qu’aux prochaines élections

Les vies soient la mise de fond

 


 

Fatiguée

Texte d'Armelle

Sur l’ait de « assis par terre comme ça » de Souchon

 

Tu verras bien qu’un beau matin fatigué

J’irai gueuler sur le  trottoir d’à coté

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

A gueuler sur tout ça

 

Le temps d’une bière et d’un film à la télé

On s’retrouve un peu décérébré

Avec dans le cœur un cœur vide à pleurer

Alors pourquoi pas gueuler

 

Tu verras bien qu’un beau matin fatigué

J’irai gueuler sur le  trottoir d’à coté

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

A gueuler sur tout ça

 

D’puis l’temps qu’on nous parque dans des murs en béton

Qu’on a tué les paroles de nos chansons

On doit lever la tête pour se regarder

Alors pourquoi pas chanter

 

Tu verras bien qu’un beau matin fatigué

J’irai gueuler sur le  trottoir d’à coté

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

A gueuler sur tout ça

 

J’ouvre la porte de ce bar que l’on aime

Au comptoir on éponge un peu nos peines

Le projecteur éclaire nos obscurité

Alors pourquoi pas chanter

 

Tu verras bien qu’un beau matin fatigué

J’irai gueuler sur le  trottoir d’à coté

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

A gueuler sur tout ça

 

Nos âmes se libèrent pendant la nuit

On se reconnaît c’est là notre maquis

On est pas heureux quand on est séparés

Alors pourquoi pas chanter

 

Tu verras bien qu’un beau matin fatigué

J’irai gueuler sur le  trottoir d’à coté

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

A gueuler sur tout ça

 


L’H.P.

Texte de Mireille

Sur l’air de « dis, quand reviendra tu ? »

 

Voilà combien de jours voilà combien de nuit

Voilà combien d’années qu’on vous le redit

Les HP sont trop pleins pour trop peu de soignants

Les fous sont trop nombreux, dehors comme dedans

 

Un très horrible crime à l’hôpital de Pau

Un double assassinat à grand coup de couteaux

A eu lieu dans la nuit, aurait été commis

Par un ancien patient du moins à c’que l’on dit

 

Dit ! cher Douste Blazie, dit au moins admet le

Que tous ces fous qui crèvent

Ne le méritent guère

Que tous les infirmiers

Ne l’ont pas demandé

 

Aussitôt dit et fait alors à la santé

Une grande réunion de crise est annoncée

Oui tout ces beaux messieurs vont bien se concerter

Il en résultera des décisions musclées

 

Reverront-ils alors les postes supprimés

De médecin, aidés soignant ou bien autre infirmiers

Ou évoqueront-ils l’année 91

Quand tous les médicos socios manifestaient

 

Dit ! cher Douste Blazie, dit au moins admet le

Que tous ces fous qui crèvent

Ne le méritent guère

Que tous les infirmiers

Ne l’ont pas demandé

 


Le cynique

Texte de Jeannie

Sur l’air de « Chanson pour l'auvergnat »

 

Elle est moi cette chanson

Vous m’la prendrez pas petits cons

Qui braillez « brassens n’est pas mort »

Alors que vous êtes ivres morts

Qui gueulez l’auvergnat en cœur

L’apologie de votre bon cœur

Mais qui me laisseriez crever

La gueule ouverte sans rien m’donner

Moi je ne tend pas l’autre joue

J’suis pas mazo j’aime pas les coups

Ne comptez pas sur moi mes frères

Je vous laisse à votre misère

 

Toi le c’est toi si j’t’avais vu

J’aurai jetté à la poubelle

Tes paroles cathos et cucus

Ton cri fraternel

 

Elle est moi cette chanson

Vous m’la prendrez pas petits cons

Coluche le secours populaire

Tous les cocos et l’abbé Pierre

N’ont rien changé à l’univers

On est toujours à l’age de pierre

Toujours à jouer au plus fin

Pour s’écraser devant l’gourdin

Du plus costaud du plus barjo

Du plus salaud du plus fachos

Les moutons c’est fait pour bêler

Avant de se faire égorger

 

Toi le c’est toi quand tu croiseras

Un bon apôtre universel

Qu’il pense à jésus sur la croix

Sans son paternel

 

Elle est moi cette chanson

Vous m’la prendrez pas petits cons

Imbéciles de tous les pays

Cramponnez vous à l’utopie

Vous êtes les drogués de l’espoir

Aveugles et sourd devant l’histoire

Moi je préfère l’humanitaire

Avec mes amis militaires

Y a tant de famines et de carnages

Je ne risque pas le chômage

Enfoirés de toutes la terre

On s’tient les coudes on est pépère

 

Toi le c’est toi, toi l’auvergnat

Si vous voyez Jésus au ciel

Qu’il questionne un peu son papa

Le père éternel


 

MON LIVRE AUX PAGES BLANCHES

Texte d'Alain

Sur l’air de « je suis un voyou » de Brassens

 

Mon livre aux pages blanches

Est tombé dans les cendres

Lire n’a plus de sens

Quand la langue est étrange

 

S’il reste des paroles blessées

Elles s’en vont tordre les idées

Du rêve éblouissant

Alors pour le passant…

 

Se lever et parler

Prendre cette liberté

Même d’une voix brisée

Pour la voir s’envoler

 

C’est le moins que l’on fasse

Quand à ceux d’en face

S’il ne leur reste plus un poème

Où tant de mots les gênent

 

Et discours après discours après discours

Les mots deviennent sourds

A bien des espérances

Et meure de l’indifférence

 

De ceux-là de l’autre coté

S’ils comptent pas pour manger

Leurs entrailles travaillent

A leurs propres funérailles

A bouffer notre monde

Avec leurs dents longues

L’indigestion galope

Et vomit nos révoltes

Se lever pour parler

Quand les mots sont brûlés

Par leurs yeux de glace

Dans ce face à face

Entre regards parallèles

Du haut des gratte-ciel

Au bas bidonville crasse

Pile ou face impair et passe

Se lever et hurler

Aux fenêtres fermées

Aux lance-flammes pierre

Quand l’amour vaut moins que la guerre

Se lever pour hurler

Réveiller les mots fatigués

Lever le souffle des voix

Tant qu’on a encore ce choix

Et sur mon livre aux pages blanches

Une écriture de cendre

Tracera dan s tous les sens

Une langue qui sincèrement songe

 


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