Goguette du 1er mai 2005


Autrefois, il y avait un pont

Texte de Stan

sur l’air de « Il suffit de passer le pont » de Georges Brassens

 

Autrefois, il y avait un pont

L’on pouvait partir en voiture

Rendre visite à tata, tonton

Titiller un peu la nature.

« Hé, Marcel, amène les merguez

« Moi, je me charge du pastis

« Et, s’il nous reste encore des braises,

« L’on fera griller des saucisses. »

Un été, une canicule

Vient vider les maisons d’ retraite

Chez Saint-Pierre, les vieux se bousculent

Seuls les croqu’ morts sont à la fête.

 

« Fichtre Dieu, c’est vraiment des cons

« De clamser comme ça au mois d’Août. »

Raffarin en sort de ses gonds

Ses vacances sont fichues, pas d’ doutes.

« Dire qu’ j’étais peinard à Saint-Trop’

« Qu’il faut que je rentre, j’enrage

« Car, dans c’ cas, c’est moi qui écope

« Vu qu’ Chirac se dore sur la plage. »

Ding, ding dong, le ministre sonne

Ses conseillers arrivent en sueur

Y en a un qu’ a la solution(ne)

Et les autres applaudissent en chœur.

 

« Il suffit que cesse ce pont

« En plus, ça tombe bien, la facture

« Ne sera pas pour les patrons

« Que ces derniers ses rassurent.

« Aujourd’hui, c’est l’ travail gratuit

« Mais en cas de nouveau carnage

« On s’ra bien obligé, pardi,

« De ré-instaurer l’esclavage !

« Salariés, faut être solidaires

« Ne soyez donc pas égoïstes »

Tel est le discours de Jean-Pierre

Ma parole, on dirait un trotskiste !

 

Et adieu le pont patapon

Plus b’soin de mettre le chien au ch’nil

De sortir les cannes, le harpon

Le parasol, les espadrilles.

« Hé, Marcel, amène le dossier

« Moi, je me charge des appels

« A propos, si tu vois Berthier

« Dis y qu’ j’ai pas r’çu son e-mail. »

C’ que c’est chouette la France qui travaille

C’est Raffarin qu’ avait raison

On s’épanouit vaille que vaille

Plus au bureau qu’à la maison.

 

C’en est fini du petit pont

De bois qui ne tenait plus guère

Yves Duteil qui est loin d’être con

L’avait déjà chanté naguère !


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