Goguette du 3 octobre 2005

 


 

L’Elysée, on ne pense qu’à ça !  

Texte de Stan

Sur l’air de « Société, tu m’auras pas » de Renaud

 

Y a eu Jack Lang avant moi

Emmanuelli avant lui

Y a un paquet d’ candidats

Pour succéder à Chichi

Moi aussi, j’ai des atouts

Pour servir les socialistes

Puis j’ m’emmerde dans le Poitou

Avec un mari autiste

 

Allez François, l’Elysée

Laisse moi donc m’y présenter

Ouais, toi, t’as pas la carrure

T’es gêné aux entournures

L’Elysée, l’Elysée, c’est plus pour moi !  

J’en ai marre d’être la boniche

Occupe toi un peu des mioches

Sinon trouve un autre caniche

Pour tripoter ta brioche 

Façon, si c’était à r’faire

J’épous’rai plutôt Strauss-Khan

  J’vaux largement Anne Sinclair

Son gros cul et ses grosses cannes

 

Ce soir, François, la vaisselle

Tu la fais ou j’ fais la belle

S’il le faut, j’ vais voir Fabius

Qui pourtant l’a toute minus

L’Elysée, l’Elysée, viv’ment qu’j’y sois !


Le jour où j’ s’rai présidente

Sur que j’ te vire du plumard

Sur que j’ prends une gouvernante

Pour lui confier nos moutards

Avec le pognon d’ la plèbe

J’ f’rai la tournée des grands ducs

Au bras de superbes éphèbes

Quant à toi, mon pauvre trouduc

 

T’iras chialer chez Jospin

A l’île de Ré, vous s’rez bien

Tous les deux, dans sa bicoque

A couiner comme deux vieux phoques

L’Elysée, l’Elysée, c’est que pour moi !  

Paraît qu’ les français m’adorent

Oui, les sondages sont formels

Faut dire que j’ m’habille chez Dior

Et qu’ je me parfume au Chanel

Je n’en suis pas moins à l’aise

Pour parler aux gens d’en bas

Hé, j’ai vendu des merguez

Frites à la fête de l’Huma

 

Alors tous en 2007

Votez pour ma bobinette

M’en fous, si j’ suis pas choisie

Vous vous tap’rez Sarkozy

L’Elysée, l’Elysée, on n’ pense qu’à ça !

 


 

BRIMADES

Texte de Nanou

sur l’air de "Nomade" de Michèle BERNARD

 

Petit enfant expulsé

Toi qui n’as rien demandé

Brimades

 

Rue de la Fraternité

C’est le jour de la rentrée

Brimades

 

Petit enfant aux yeux noirs

On te mène dans un dortoir

Brimades

 

Ces adultes sont des salauds

Et les promesses de Borloo ?

Brimades

 

Expulsions médiatisées

On ne sait quoi inventer

Brimades

 

Les gamins traumatisés

Les incendies meurtriers

Brimades

 

Les morts de précarité

Et ceux dans la pauvreté

Brimades

 

Sarko quelle définition

Donnes-tu au mot répression ?

Brimades

 


 

LE POURRIEL

texte de Nanou

sur l’air de "Le Métèque" de Georges MOUSTAKI

 

 

Il joue encore l’envahisseur                                                  

Notre sinistre d’ l’intérieur                                              

Avec ses spams sur Internet

Et puis sa course aux élections

Ca devient d’la persécution

Moi j’en ai marre de voir sa tête

Y doit s’raser toutes les heures

Tout en rêvant aux projecteurs

Qui brilleront sans doute demain

Y s’voit déjà bien mandaté

Sur le balcon de l’Elysée

Faisant un signe de la main

 

Il joue encore l’envahisseur

Notre sinistre d’ l’intérieur

Il dupe et en plus inocule

V’la maintenant les sarkomails

Des messages qui sentent l’ail

Toujours plus loin dans l’ridicule

Qu’on envoie ça aux sarkophiles

Car tout cela pue le reptile

Et ça me donne de l’urticaire

Moi qui suis une grand’sarkophobe

Je dis merde à ce p’tit microbe

Vu que j’ méprise les délétères

 

Il joue encore l’envahisseur

Notre sinistre d’ l’intérieur

Avec ses spams sur Internet

Moi j’ai jamais rien demandé

Et surtout pas ce sale courrier

Qui m’horripile et me rend verte

L’Union pour un Mail Populaire

Devrait bien faire l’inventaire

En France, il pleut sur la misère

Ici on crève, là bas on meurt

On n’a pas les mêmes valeurs

C’est surtout ça qui exaspère

 

Ici on crève, là bas on meurt

On n’a pas les mêmes valeurs

C’est surtout ça qui exaspère.

 


La traîtresse

Texte de Jeanne

Sur l’air de la traîtresse de Georges Brassens

 

J’en appelle à Laurent, à Jack, à Dominique,

A tous ceux qui sont fiers d’en être au stade phallique,

Si ce n’est pas un drame, un scandale national,

Le coup que vient d’me faire cette salope de Royal !

Ma maîtresse, la traîtresse !

 

C’est déjà pas facile, même pour le gars Hollande,

Alors si les gonzesses viennent fouler nos plates-bandes,

Et se portent candidates à nos investitures,

Au lieu de s’occuper de leur progéniture...

Ma maîtresse, la traîtresse !

 

Si ces sottes s’imaginent que l’chemin d’l’Elysée

N’est qu’un bal de la rose, un concours de beauté,

Qu’il suffit de sourire, de montrer ses atouts,

Que la France c’est bête comme la Charentes-Poitou !

Ma maîtresse, la traîtresse !

 

Je les entends déjà, nous traiter d’phallocrates,

De machos tyranniques, de mâles autocrates !

Si avoir un cerveau, c’est être misogyne’

Alors je donne raison à la gent féminine !

Ma maîtresse, la traîtresse !

 

Sous prétexte de quotas, sous couvert d’parité,

Les faveurs qu’elles s’octroient commencent à m’les briser,

Aussi demain matin, je me fais teindre en blonde,

Et qu’ ça leur plaise ou non, je m’présente aux Miss Monde !

Ma maîtresse, la traîtresse !

 


ET POURTANT, FORCÉMENT

Texte de Alain Terdit

 

C'est bien dans ce pays

De la place des Grands Hommes

Celui des colonies

Et des référendum

Celui que tant envient

Et pourtant et pourtant

 

Meneurs de croisades

Aux guerres de religion

Devant des barricades

La force nous partagions

Esprit de camarades

Même sous l'occupation

Au dos d'la résistance

Y' avait la délation

Écrasant la souffrance

Quelle abomination

Forcément, forcément

 

Rescapés de la crise

D'un pays à venir

Pour ne pas qu'ils s'enlisent

Ils en ont fait venir

Du temps des années grises

A l'église Saint-Bernard

Des portes déchirées

Devant les yeux hagards

Des famines réfugiées

Sorties sur des brancards

Forcément, forcément

 

Les flèches et les clochers

Tous ces lieux de prière

Parfaits pour s 'y cacher

La foi en bandoulière

L'espoir rapproché

 

On ne respecte plus

Hier et ses histoires

On ne se parle plus

On fait mine de n 'pas voir

La hausse des exclus

Forcément, forcément

 

D'ici ou bien d'ailleurs

On s'retrouve à la rue

Tu parles d'un monde meilleur

Qui te mange tout cru

A grand coup de frayeur

On est tous clandestins

Sur le chemin d'une vie

inégal destin

Pour le même paradis

A la table des festins

Forcément, forcément

 

Ils disent fraternité

Mais qu'est ce que ça veut dire

Ils disent liberté

Arrêtez de mentir

Ils disent égalité

Trop de vies qui chavirent

Sur la Place des Grands Hommes

La misère qui transpire

Dans ce capharnaüm

Suffirait d'un sourire

Simplement, simplement


à Paul Valet

Texte de Fred

 

ne veux pas d'identité

pas je
il
résiste à l'envisagement
il,
nous,
vous,
pas sujet,
Valet,
ne suis ni xxxxx, ni xxxxxxxxxxx
ne suis même pas
rien

coutures
sans objet évident
relations conçues,
mais dédites

état à nous occulté
défiguré
pourtant mis à mots

et quoi voir?

Trop de choses s'accumulent
ça devient vague
comme si exister c'était occulter
être absent là

vouloir figurer les êtres
vouloir révéler ce qui n'est pas vu
une géométrie de transformations

similitudes en recherche

formes
avec étrangetés
dites

refuser harmonie
refuser angles
refuser de composer


Gare aux faucilles

Texte de Olivier Demarsan

Sur l'air du gorille de Brassens

 

C’est dans sa famille d’antiquaires

C’est là qu’sa vocation est née

Je veux aller au ministère

  bas l’est beau le mobilier

Il était jeune et pas peu fier

Y s’est fait traiter de roquet

Par celui qui boit de la bière

Depuis 10 ans à L’Elysée

 

Gare aux faucilles

 

Il a commencé au budget

Parce qu’il savait très bien compter

Il est allé à Matignon

Pour faire des tas de soustractions

C’était le chouchou d’son tonton

Le p’tit dernier plein d’ambition

Sûr qu’il allait nous épater

Et pis c’est là qu’il s’est planté

 

Gare aux faucilles

 

Pour une histoire de transfusion

Un truc de sang contaminé

Il a pas payé l’addition

Putain c’est vrai qu’il sait compter

Il s’est planqué quelques années

Dans les couloirs de l’Assemblée

Jusqu’à la grande révélation

Ah ben j’vais faire comme tonton

 

Vive la  faucille

 

Il nous a dit « je vote non

Je suis l’ami d’José Bové

Je vais faire la révolution

Avec mes potes les ouvriers »

Y s’est pris pour Che Guevara

Le jour d’ la fête de l’huma

Il nous a pris pour des neuneus

Alors y s’est pris tout plein d’œufs

 

Gare aux coquilles


 

Katrina

texte de Thomas

 

Que fonde l'onde sur les corps de l'hécatombe immonde,

Ballets de libres cadavres qui sèchent en rêvant.

Que Brûlent doucement des usines leurs gaz si charmants,

Puisqu'il n'y a plus là bas de sort qui leur incombe.

 

Au patriote convaincu comme le réveil sonne clair ,

Nation Titanic à jamais vulnérable.

Te voilà vacillante au vent favorable,

Toi qui impose au monde l'haleine de tes chimères.

 

Mais où est donc ton dieu que tissent tes églises,

Pour que les hommes de paix reçoivent du secours.

Eux qui si gentiment croient en tous tes discours

Quand des prêches envoûtés tiennent leurs assises.

 

Comment croire encore aux vastes supercheries,

Au entêtante musique de toutes ses bouches folles.

Des Chants édulcorés à la gloire des idoles.

L'agora saigne encore sous la ploutocratie.

 

Citoyen du monde, regarde le donc l'empire,

La vile oligarchie se love dans le fruit.

Les politiciens pantois se trahissent sans bruit,

Et leurs âme est si sombre quelle en vomit ses sbires.

 

Regarde ses ventres ulcérés par la famine,

Pour eux d'abord la presse et ensuite le pain.

Rétablir l'ordre, ensuite viendra le picotin.

Judicieuse hypocrisie pour tuer sa vermine.

 

Sanction infâme, double châtiment contre-nature,

Tu n'as pas su reconnaître ta véritable base.

Préférant soumettre plutôt que d'être en phase,

Avec ce qui devrait être ton armature.

 

Toi peuple maudit, proclame enfin la force d'y croire,

Tuas le droit du sang et celui de la guerre.

Tant l'injustice en toi à labouré sa misère.

Maître de ton triomphe et à jamais ta gloire.


 

GOGUETTE, GOGUETTE

Texte de Alain Terdit

Sur l'air de Germaine de Renaud

 

 

C'est la rentrée des classes reprise de la goguette,

Finis les festivals les z'énervés reviennent,

Au fond de leurs besaces, quelques chansons coquettes,

Les textes en général des copains qui y viennent,

Parlent d'actualités, problèmes de société,

De promesses pas tenues et autres déconvenues,

Tout le monde est invité à venir s'exprimer,

Goguette des z'énervés, Youpi c'est la rentrée !

 

Goguette, goguette,

Un texte ou une chansonnette,

C'est du pareil au même,

Pour parler des problèmes,

Juste après l'apéro...oh, oh !

 

Goguette, goguette,

Sur un air d'accordéon,

C'est du pareil au même,

C'est pour ça que l'on t'aime,

Et qu'on t'a dans la peau.

 

Ca sent bon au Limo, c'est auberge espagnole,

Salade, fromage, gâteau et des verres qui s'étiolent,

On y boit de la bière et du vin en cubi,

C'est pas de l'ordinaire que l'on sert à Fifi,

Mais les voisins d'en face sont pas très sympathiques,

Ils font plein de menaces et ils appellent les flics,

Enfin bref la goguette oui c'est vraiment Byzance

Lundi de chaque semaine c'est un peu les vacances !

 

Mais quand ça s'est fini pour les Fromages de Chèvre,

Moi j 'vous jure les amis que je voulais faire grève

 Dans les Monts du Lyonnais ça chantait de partout,

En chœur ça reprenait et ça buvait des coups

On est pas des vedettes a sonné le tocsin

Pour nous prévenir en fête que la Goguette revient

J'ai attendu ce jour en comptant en cachette

Espérant à mon tour youpi c'est la goguette

 


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