Goguette du 19 décembre 2005

 


Galouzeau de Villepin

Texte de Nanou

sur l’air de "Jean Marie de Pantin" de Maurice FANON

 

La France a bobo à la dette

Disait le rapport Pébereau

Alors l’espèce de nobliau

A cru bon d’jouer du pipeau

Et fair’ croire qu’il a la recette

Pour nous sortir de ce chaos

En attendant il pirouette

Et sa voix nous crie en écho 

 

Je m’appelle Dominique     

Galouzeau de Villepin                      

Et je m’aime                           

Du lundi au dimanche                   

J’ai totale carte blanche 

Et je m’aime                           

Je gouverne star-système   

J’ai du pain sur la planche

Et je sème                              

Sans régler les problèmes      

J’ai d’autres choses à faire                                     

Car je m’aime                        

A part moi, rien de bien   

Je suis beau et divin               

Et je m’aime                           

Mon ego est parfait            

Mes promesses sur le quai      

C’est suprême                        

Moi et encor’ moi

Je ne pense qu’à demain

Et demain, c’est pas loin

Mais le présent déteint

 

La France a bobo à la dette

Disait le rapport Pébereau

Et le déclin des capitaux

Est devenu un vrai fardeau

Mais v’la qu’arrive la fée clochette

Qui prône patience à tout propos

Et dans les bois, le vil prophète

Ne convainc pas mais chante credo

 

Je m’appelle Dominique

Galouzeau de Villepin

Et je m’aime

Il s’appelle Dominique

Galouzeau de Villepin

Et il s’aime

L’était plus qu’un requin

Qui mentait à dessein

Car il s’aime

L’était plus qu’un surmoi

Un je de bourgeois

Qui n’vaut pas la peine

Il travaille pour lui

Et contre Sarkozy

Car il s’aime

Il soigne son image

Et remonte les sondages

Faut qu’on l’aime

Il rime à l’overdose

Pour atteindre demain

Ca oui il s’aime bien

Galouzeau de Villepin


La complainte de Jacques

Texte de Stan

Sur l’air de « la mauvaise réputation » de G. Brassens

 

J’ai comme une prémonition

Sur le lend’main des élections

Oui, à lire les derniers sondages

Je risque fort d’être au chômage

Faut dire aussi que j’ n’écoute plus personne

Ce, depuis que mon sonotone déconne

Et les braves gens n’aiment pas qu’on

Les prenn’ trop longtemps pour des cons

Non, les braves gens n’aiment qu’on

Les prenn’ trop longtemps pour des cons

Tout le monde, tout l’temps, m’attaque

Et, à vrai dire, j’en ai ma claque !

 

Le jour du 14 juillet

Si vous saviez comm’ ça m’ fait chier

De voir des soldats défiler

Avenue des champs Elysés

Faut dire aussi que j’ ne vois pas leurs têtes

Vu que je n’ose pas porter mes lunettes

Et ce jour là me paraît long

Surtout quand un soleil de plomb

M’oblige à subir, quelle horreur, 

L’odeur des généraux en sueur.

Tout l’ monde applaudit la patrouille

Y a que moi qui m’en bas les …..

   

Je suis las de serrer des pinces

Jusqu’au fin fond de nos provinces

De faire risette à des petzouilles

Qui me gratouillent quand j’ les chatouille

Je s’rai beaucoup mieux dans ma p’tite chambrette

A faire des mamours à ma Bernadette

Mais, hélas ell’ n’aime pas quand

Ell’ se retrouve sur mon lit d’camp

Oui, elle préfère l’oreiller

De ce con de David Douillet

Parait-il qu’il les a énormes

Aussi grosses que mes propres cornes !

 

Pas besoin d’être grand sorcier

Pour connaître mon héritier

Quant à moi, avec un peu d’ veine

J’irais finir mes jours à Fresnes

J’ préfère être pénard derrière des barreaux

Plutôt qu’ de subir le petit cabot

Vous, braves gens, vous n’aurez plus qu’à

Vous noyer dans le pastaga

Sauf qu’hélas, vous risquez mes chers

De trouver votre « Ricard cher » 

Ah vous regrett’rez Jacques Chirac

Ses grosses combines, ses p’tites arnaques !


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