Goguette du 24 avril 2006


TCHERNOBYL

Texte d'Emilie

Sur l'air de "la butte rouge"

 

Dans c'te ville-là y'avait pas de soviets

Ni d'apparatchiks qui pointent au Kremlin

On était loin du Kremlin de la place rouge

Et de Moscou qu'est le roi des patelins

C'qu'elle en a bu du beau sang cette terre

Sang d'ouvriers et sang de paysans

Car les bandits qui fourguent du nucléaire

N'en meurent jamais on n'tue qu'les innocents

 

Refrain :

Tchernobyl c'est son nom

Célèbre en une seule nuit

Quand périrent tous ceux qui

V'naient éteindre l'incendie

Aujourd'hui tout est vert

C'est une belle forêt

Ceux qui en mangent les fruits

A p'tit feu vont crever

 

Dans c'te ville-la on n'y f'sait pas la noce

Comme à Kiev où la vodka coule à flots

Et à chaque fois qu'on y enterre un gosse

On peut entendre de terribles sanglots

C'qu'elle en a bu des larmes cette terre

Larmes d'ouvriers larmes de paysans

Car les bandits qui fourguent du nucléaire

Ne pleurent jamais car se sont des tyrans

 

Refrain

 

Dans cette forêt on rechasse le gibier

On y glane des baies et des champignons

Les familles pauvres viennent s'y installer

Nulle part on n'trouve moins cher comme maison

Ils s'empêch' nt de penser aux fruits d'la terre

Et au bois qui brûle dans la cheminée

Qui lentement leur instillent le cancer

Fait tomber les dents et puis tuent leurs bébés

 

Refrain


Le cours du pétrole s’envole 

Texte de Nanou

sur l’air de "La petite tonkinoise" de Georges VILLARD

 

Le prix du litre s’envole

Qu’est c’qu’on riri, qu’est c’qu’on riri, qu’est c’qu’on rigole

Pour conduire, ça d’vient très dur

Revendons tous nos voitures

Pour rouler faut de la thune

Donc des gros gros, donc des gros gros, des grosses fortunes

Nous les autres, les prolos

On va se mettre au vélo.

Quelle galère

La vie chère

Pour polluer la planète

Il faut beaucoup de pépèttes

Les pauv’ sont pas à la fête

Faire un plein

C’est pas rien

Comment garder le moral

On enrichit les chacals

Par une hausse colossale.

 

Le prix du litre s’envole

Qu’est c’qu’on riri, qu’est c’qu’on riri, qu’est c’qu’on rigole

Pour conduire, ça d’vient très dur

Revendons tous nos voitures

Pour rouler faut de la thune

Donc des gros gros, donc des gros gros, des grosses fortunes

Nous les autres, les prolos

On va se mettre au vélo.

 

Combien d’heures

De labeur

Pour remplir le réservoir

D’une voiture qui doit boire

Ca devient aléatoire

Ah misère

De misère

Le pétrole vient de flamber

La croissance va baisser

Et les ceintures se serrer.

 

Le prix du litre s’envole

Qu’est c’qu’on riri, qu’est c’qu’on riri, qu’est c’qu’on rigole

Pour conduire, ça d’vient très dur

Revendons tous nos voitures

Pour rouler faut de la thune

Donc des gros gros, donc des gros gros, des grosses fortunes

Nous les autres, les prolos

On va se mettre au vélo.


L'HOMME EN POMPES EN CROCO

Texte d'Emilie

Sur l'air de : "l'homme à la moto" Edith Piaf

 

Refrain

Il portait des costards et des pompes  en crocos

Un brushing tellement classe qu'on le reconnaît même de dos

Ses idées explosives comme du Thatcher

mal digéré

Semaient la terreur

Dans toute l'UMP

   

Il tenait en piètre estime la volonté populaire

Il traitait d'abrutis les élus et parlementaires

Et la seule grande œuvre de sa carrière aux cabinets

c'était d'avoir disons sa propre majorité

 

Il avait en tutelle l'épave qu'on nomme Jacques Chirac

On le prenait en pitié, un vieillard de son âge

Car tout le monde savait bien qu'il avait dans son sac

De quoi le faire plonger dans les sondages

 

Refrain

 

Se souvenant de Balladur, Jacques Chirac le suppliant,

Lui dit : "flingue qui tu veux mais ne touche pas aux étudiants"

Mais ses mots furent perdus ses larmes pareillement

Dans le bruit des cortèges de million de manifestants

 

Il portait des costards et des pompes  en crocos

Un brushing tellement classe qu'on le reconnaît même de dos

Ses idées explosives comme du Thatcher mal digéré

Semaient la terreur dans toute l'UMP

 

Refrain

 

Il tenait en piètre estime la volonté populaire

Il traitait d'abrutis les élus et parlementaires

Et la seule grande œuvre de sa carrière aux cabinet

s'était d'avoir disons sa propre majorité

 

Refrain

 

Il avait en tutelle l'épave qu'on nomme Jacques Chirac

On le prenait en pitié, un vieillard de son âge

Car tout le monde savait bien qu'il avait dans son sac

De quoi le faire plonger dans les sondages

 

Refrain

 

Se souvenant de Balladur, Jacques Chirac le suppliant,

Lui dit : "flingue qui tu veux mais ne touche pas aux étudiants"

Mais ses mots furent perdus ses larmes pareillement

Dans le bruit des cortèges de million de manifestants

 

Refrain

 

Il a mouillé son costard, chié dans ses pompes en croco

Son brushing est tout plat d'puis qu'il a mangé son chapeau

Mais ses idées ringardes comme un chef-d'œuvre de BHL

Sont toujours un programme et j's'rais vous j'me méfierais d'elles…


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